Entre Québec et France, qu'en est-il de l'antériorisation de /ɔ/ en français contemporain ?

Xavier St-Gelais, Christophe Coupé, François Pellegrino, Vincent Arnaud


L'antériorisation de /ɔ/, largement étudiée en France, n'a reçu que peu d'attention au Québec. Afin de documenter une éventuelle variation diatopique entre France et Québec, une analyse acoustique comparative de la fréquence centrale du deuxième formant (F2) de 2837 voyelles produites dans des mots et non-mots monosyllabiques (C)VC par des étudiants universitaires de Saguenay (Québec) et de Lyon (France) a été menée. Un modèle de régression linéaire à effets mixtes appliqué aux données indique que /ɔ/ est significativement plus antérieur à Lyon qu'à Saguenay. Dans les deux villes, le lieu d'articulation de la consonne antéposée et celui de la consonne postposée influencent la structure acoustique de cette voyelle. Quelle que soit leur position, les consonnes antérieures (ex. /t, d/) favorisent le F2 le plus élevé ; les consonnes labiales (ex. /p, b/), le F2 le plus bas.  


 DOI: 10.21437/JEP.2018-59

Cite as: St-Gelais, X., Coupé, C., Pellegrino, F., Arnaud, V. (2018) Entre Québec et France, qu'en est-il de l'antériorisation de /ɔ/ en français contemporain ?. Proc. XXXIIe Journées d’Études sur la Parole, 514-522, DOI: 10.21437/JEP.2018-59.


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