Quand les voyelles longues et brèves ne tiennent pas en place : la qualité vocalique en allemand L2

Jane Wottawa, Martine Adda-Decker


En allemand, la séparation entre voyelles longues et brèves n'est pas seulement liée à une différence de durée mais aussi à une différence de qualité dans la plupart des cas. Nous interrogeons dans quelle mesure les apprenants francophones de l'allemand réalisent une différence de qualité entre les voyelles longues et brèves comparé à des germanophones natifs. Les résultats montrent que de manière générale, les apprenants francophones de l'allemand produisent des voyelles avec un F2 plus élevé que les germanophones natifs. Dans l'espace vocalique, les voyelles peuvent être qualifiés étant plus antérieures. Seul pour [i:, ɪ] les apprenants de l'allemand et les germanophones natifs se distinguent sur les valeurs des trois premiers formants. La différence entre [i:] et [ɪ] est bien marquée pour les deux premiers formants chez les germanophones natifs. Les productions des apprenants de l'allemand montrent plutôt des différences sur le F3 pour cette paire vocalique.


 DOI: 10.21437/JEP.2018-8

Cite as: Wottawa, J., Adda-Decker, M. (2018) Quand les voyelles longues et brèves ne tiennent pas en place : la qualité vocalique en allemand L2. Proc. XXXIIe Journées d’Études sur la Parole, 64-71, DOI: 10.21437/JEP.2018-8.


@inproceedings{Wottawa2018,
  author={Jane Wottawa and Martine Adda-Decker},
  title={{Quand les voyelles longues et brèves ne tiennent pas en place : la qualité vocalique en allemand L2}},
  year=2018,
  booktitle={Proc. XXXIIe Journées d’Études sur la Parole},
  pages={64--71},
  doi={10.21437/JEP.2018-8},
  url={http://dx.doi.org/10.21437/JEP.2018-8}
}